l'église saint-pierre

 

(Texte trouvé sur internet) L'église Saint-Pierre nous raconte son histoire...
 C'était il y a de 900 ans : 1100 est la date repère qui permettra de comprendre l'histoire de l'église.
Elle permet de distinguer l'église de bois, l'église romane et l'église gothique.
On peut se demander ce qu'il y avait avant la grande époque du XIe siècle, au cours de laquelle on entreprend à Steenvoorde la construction de la première église en pierre.

On pense avec raison à une église en bois car on savait travailler le bois avec beaucoup d'adresse et la matière première était à portée de main. Le toit était en chaume, un procédé particulièrement utilisé pour les bas-côtés ; au début, ces bas-côtés sont très étroits, puis ils prendront de l'ampleur.

Le XIe siècle voit la réussite du style roman.

 A Steenvoorde, c'est donc la construction de la première église en pierre, aux fenêtres en plein cintre. Quelques-uns de ces grès existent encore dans les fondations de la façade de l'église, immédiatement derrière la tour. Ce sont des pierres de Cassel ou des Monts de Flandre puisqu'il n'en existait pas d'autres à proximité.

L'église dans son dessin actuel avec ses nefs spacieuses et son style ogival remonte au XVe siècle, exception faite de la tour

 Il pouvait y avoir un clocher dans le cimetière attenant, ou plus probablement une flèche au centre de l'édifice. La tour a dû être construite entre 1500 et 1530. Derrière les orgues, on peut voir les traces de la première voûte.

 A la base du 3ème étage, une inscription : M 712 c'est-à-dire 1712. Cette indication est toutefois trompeuse : il arrivait qu'on modifiât le millésime, lors de travaux importants. Cette tour, malgré les apparences, est surtout faite de briques rouges. Elle a beaucoup souffert des troubles religieux de l'époque des "Gueux". Deux dates sont intéressantes à retenir : 1566 et 1583 ; elles se situent l'une vers le début, l'autre vers la fin des événements.

Le 15 Août 1566, l'église est saccagée : statues, tableaux et vitraux volent en éclats puisque les protestants ne veulent pas de figuration.

 Restaurée en 1569, elle fut brûlée en 1578 et se trouve en ruine en 1583 comme tout le village, après la bataille de Steenvoorde entre le Duc de Parme et le Duc d'Alençon.

  Grâce à des fonds fournis par des impôts levés sur la bière et le vin, cédés pour la reconstruction, les travaux d'une première restauration commencent. Il s'agit de la nef centrale, la nef de droite, les choeurs, la nef de gauche et la tour. On peut voir les deux premiers piliers à droite et à gauche, datant du XVIe siècle.

Le XVIIIe siècle présente deux dates visibles : 1600 et 1664. La première est inscrite sur le pignon de la nef de gauche.

 

 L'église de 1600 ne reste pas longtemps intacte. En 1644, pendant "les années de Condé", l'église et le bourg sont à nouveau ravagés.

 1664 marque la fin des reconstructions ; les fonts baptismaux, en marbre noir, sont contemporains de cette époque ; ils portent la date de 1658. L'année 1664 se lit sur la façade de l'ancien estaminet du Coq. C'était là le presbytère avec son chemin direct vers l'église ; cette maison, de type flamand, porte encore des emblèmes religieux.

Elle devint maison commune à la Révolution. Quant à l'église, on la reconstruisit sur les mêmes fondations, à peu près dans le même style.

Les confessionnaux du fond de l'église (les portes) sont du XVIIIe siècle. Le banc de communion en fer forgé, date de 1807 et la chaire en bois sculpté, de 1808 (l'année est inscrite sous le fût).

 En 1891 fut achevée la flèche, d'une hauteur de 43 m, portant le point culminant de la construction à 92 m.

Si l'église a peu souffert de la guerre 14-18, la deuxième guerre a réduit les choeurs et l'avant des nefs à l'état de décombres.

En 1950, les fidèles fêtent la réouverture de leur église, restée intacte depuis.





NOTES SUR L EGLISE DE STEENVOORDE (par le Chanoine Eugène Lemeiter)

 

l'ancien presbytère daté de 1664

extrait du Bulletin du Comité flamand de France (novembre 1932)

 "L'église mesure 40 m sur 32, elle est divisée en trois nefs qui sont coupées dans toute leur largeur par un transept aboutissant de part et d'autre à une chapellelatérale. L'autel majeur est dédié à Saint-Pierre... patron de la paroisse.. il est éclairé par trois verrières représentant des épisodes de la vie de Saint-Pierre.

 Les quatre autres autels sont de style Renaissance. Celui de gauche, dédié à Notre-Dame du Saint Rosaire est dominé par une statue d e la sainte Vierge qui se trouvait dans la chapelle de Saint Laurent et qui fut sauvée lors de la Révolution, c'est le seul vestige qui subsiste de cette chapelle, avec une clochette en fonte.....

 La verrière la plus proche de l'autel de la Vierge renferme au milieu un débris d'une ancienne verrière du XVIème siècle représentant la Sainte Vierge et l'Enfantjésus....... Au haut de cette même verrière, dans le trilobe, un dessin rappelle le couvent de Notre-dame des Sept-Fontaines....

 Un autel du transept est dédié...... à Sainte Eutropie, vierge qui fut martyrisée à Reims avec son frère, Saint Nicaise...

 L'autre chapelle du transept est dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs.....en face, un tableau exécuté en 1921 par César Patteyn représente une scène de guerre et surmonte un monument élevé en l'honneur des enfants de Steenvoorde, soldats et civils, victime de la guerre 1914-1918.

 Le mobilier de l'église est dans l'ensemble postérieur à la Révolution... Le banc de communion enfer et cuivre date de 1807...."

 

 

 







 







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